ELLE, Camille :
Dès l'âge de huit ans, elle faisait du théâtre, non sans manier les arts plastiques en parallèle.
Les chevaux, c'était plutôt par dessus la jambe, en regardant son oncle débourrer des poulains pour la corrida, en Camargue. Elle ne voyait pas trop l'intérêt de se coller les uns derrière les autres pour tourner en rond dans un manège.
A 15 ans elle passait un mois et demi au Théâtre du Soleil, à ne rater aucune répète.
A 17/18 ans (1990/91), ayant dévoré Arthaud ("Sur le théâtre balinais"), elle décrochait une bourse pour rejoindre in situ l'Ecole Supérieure d'Art Indonésien, dont elle troqua les cours pour l'enseignement d'un vieux monsieur (Bapak Tutur) au fin fond d'un petit village. Parce qu'elle s'intéressait à une forme de danse particulière, très limitrophe avec le théâtre. Et parce qu'elle se trouvait précisément, sciemment, dans un pays où l'on n'élève pas de frontière entre l'acte artistique et la vie.
A 19/20 ans, fraîchement rentrée de Bali et plus obnubilée que jamais par une certaine philosophie de l’art vivant, Camille rencontrait Manolo par l'intermédiaire de son cousin organisateur d’évènementiels équestres
LUI, Manolo :
"A l'heure où l'on veut être boulanger ou pompier", Manolo disait qu'il voulait vivre dans un château avec des artistes et des chevaux.
"Tout petit déjà", il prenait des cours de théâtre, danse, mime, et l'on en passe.
A 15 ans, suite à une formation classique, il faisait "graine de champion" dans les concours équestres.
A 17 ans, il apprenait tous azimuts, voltige, dressage de haute école, équitation tauromachique, poste hongroise et autres chevauchées cosaques..."L'équitation instinctive raisonnée", dit-il comme si ça allait de soi.
A l'âge de 19 ans (1989), il partait - "job d'été" - accompagner des gamins pour des randos d'une semaine en Bourgogne. Là, sa manie de raconteur d'histoires aidant, chaque couple ado-poney devenait personnage, le moindre tractopelle se muait en dragon, et une nuit entière pouvait être passée à "attaquer" un château du coin, le gardien des remparts aux trousses. L'année suivante, l'épopée fantastique se transformait en spectacle itinérant. Ainsi naquit le concept de "soi et sa partie animale avec qui on va vivre en autarcie 24h sur 24".
Dans le même temps, Il assouvissait sa soif d’apprendre à coups de lectures sans fin et d’études variées, cours de yoga, licence de philo, IUT socioculturel, puis maîtrise et DEA de recherche sur ce qu’il appellerait bientôt l’« acteur-centaure », créature de son invention née de la fusion entre un équidé et un humain.
Manolo avait 23 ans et le désir de monter un duo avec une danseuse, quand un organisateur d‘évènementiels équestres lui présenta sa cousine, Camille.
Matthieu Paris , Administrateur:
Charlotte Grünspan, Logisticienne:
Dominique Raybaud, Relations Publiques:
Dominique Raybaud est issue du sérail des Arts plastiques à Marseille. Dix années de travail dans la conception lumière, un détour dans l'enseignement et depuis les années 2000, elle oeuvre dans le secteur culturel en s'associant à des artistes principalement de la danse et du théâtre. Quelques missions de communication lui sont régulièrement confiées, mais depuis 7 ans c'est dans les relations avec les publics qu'elle concentre son engagement professionnel. Pour les Rencontres d'Averroès d'abord où elle développe notamment le versant junior de la manifestation et depuis août 2010, avec l'équipe du Théâtre du Centaure.
Claire Tourette, Communication:
Laure Maneveau, Assistante sur TransHumance:
Nicolas Lespagnol-Rizzi, Créateur Son :
Nicolas est musicien, issu d’une formation scientifique.Dans son travail de création se mêlent, se mélangent, se répondent, s'interrogent, des matériaux dénichés, chassés, des voix, des musiques, des bruitages …
De manière générale, hormis certaines musiques pré-existantes, il travaille exclusivement avec des sons qu’il a enregistré et des sons qu’il crée avec l'assistance de machines électroniques ; Chasser, dénicher, concevoir puis arranger, modeler, monter, confronter, mélanger, mixer, rêver les sons.
«Je conçois le son d'un spectacle comme son agissant, comme un ensemble écrit dont les premiers éléments sont le silence du lieu de représentation et les voix des acteurs. Les éléments techniques, la création des bandes, les sons live, les musiques enregistrées, les voix enregistrées, les voix live sont autant d'instruments qui me permettent d'aborder la création de l'espace sonore d'un spectacle comme un compositeur élabore une partition.»
Il a travaillé au théâtre et au cinéma avec G.Bénichou, G.Chavassieux, H.Colas, A.Llamas, E.Mérieux, E.Vautrin, P.Vincent, C.Germser ... Il collabore depuis quelques années avec S.Delétang, le Théâtre du Centaure, F.Melquiot et S.Kossmann. Il est intervenant à l’ENSATT à Lyon depuis 2004
Christian Boissel, Compositeur :
Christian Boissel est né en 1951 à Casablanca au Maroc. Après des études classiques au cours desquelles il reçoit sept premiers prix de conservatoire, il rejoint en 1977 le groupe de rock progressif Vortex, il crée et dirige l’ensemble de musique médiévale Loïnhdana, puis participe à différentes créations théâtrales, dont le Peer Gynt de Patrice Chéreau, en 1981.
Autre collaboration déterminante, celle avec Angélique Ionatos ou avec des grandes voix féminines à dominante méditerranéenne comme Maria Farandouri, Néna Venetsanou, (...) En tant que directeur artistique, il réalise en 2001 le disque de la grande chanteuse de fado Misia Ritual, ainsi que Marmuladas, du groupe de chanteuses galiciennes Ialma.
À partir de 1996, Christian Boissel se consacre à la composition et collabore plus activement avec le théâtre. Pour le Théâtre du Centaure, il compose et interprète sur scène la musique de Otto Witte, texte de Fabrice Melquiot, création à Marseille en février 2009 et participe à la musique de Flux, installation cinéma/son et performances réalisées dans des villes portuaires : Marseille, Istanbul, Rotterdam, Terschelling, Odessa..
Stefano, Créateur de Masque :
Depuis 1979 Stefano Perocco di Meduna dispense son amour et sa connaissance du masque. Il suit l'enseignement de Donato Sartori et devient par la suite l'un des fondateurs du groupe Scaltinego pour la recherche sur le masque et les structures gestuelles et travaille notamment à l'Université de Pavie. Puis il parcourt le monde, de l'Europe à l'Australie, en passant par les Etats-Unis, pour transmettre sa passion et son art, soit pour la création de masques (notamment pour Peter Brook), soit pour des stages (avec Carlo Boso et Pawel Rouba) et des séminaires. Avec le Théâtre du Centaure, il collabore à MACBETH [2002] pour la création des costumes et à OTTO WITTE [2009] pour les accessoires
Solène , Écuyère dresseuse :
C'est en Bretagne, sa région d'origine, que Solenn découvre le monde équin. Elle "monte" dès l'âge de 4 ans et, à l'adolescence, elle brille dans les concours ; en 1994, elle est Championne de France et participe au Championnat Européen. Licence de sport, Master d'Ethologie (étude du comportement animal) et, sur son envie de découvrir le monde, elle part un an à l'île de La Réunion pour encadrer un centre d'équitation. Elle revient dans notre région, chez Christian Forlini où elle obtient son Brevet d'Etat, Major de la promotion 2000. Elle poursuit sa formation de cavalière en Belgique chez Patrick Le Rolland, puis au détour d'une bonne rencontre elle est invitée à rejoindre la compagnie de Zingaro. D'abord groom en arrière scène, elle devient très vite l'égérie de Bartabas avec qui elle partage la scène pendant plusieurs années. Depuis peu au Théâtre du Centaure, elle tient les écuries au cordeau, amadoue les plus forts caractères de nos équidés pour les mener, dans un rapport de grande tendresse, vers l'excellence. Elle déploie autant d'énergie à transmettre et à partager. Questionnez-la, et sans limite, elle vous répondra chaque fois avec passion et le sourire !
Carole, Maréchal Ferrant:
Carole Fink s'est formée à la maréchalerie en 1999 au Lycée Paysager et Agricole (LPA) de Marseille et s'est spécialisée à la ferrure des trotteurs durant plusieurs années à Majorque. Revenue en 2002 à Marseille, elle pratique son activité en indépendante et intervient auprès d'une dizaine de Centres Equestres à Marseille (saint Julien, château Gombert, Plan de Cuques...). Depuis 2006 elle transmet sa technique et son expérience aux adultes en formation au LPA et a en charge la ferrure des chevaux du Théâtre du Centaure.
Fabrice Melquiot :
Laurence Ravoux, Graphiste :
Elle a étudié dans les écoles nationales supérieures d’architecture de Saint-Étienne et de Marseille de 1993 à 1998.
Au cours de sa formation d’architecte, son intérêt pour le graphisme et la photographie l’ont amenée à travailler comme graphiste et photographe, dans l'édition et la communication visuelle des projets au sein d’agences d’architecture à Montpellier, puis à l’agence Jacques Ferrier architectes à Paris durant trois années.
Elle est installée comme graphiste indépendante depuis 2002 à Montpellier et travaille pour des commanditaires publics et privés dans le domaine culturel.
Elle enseigne le graphisme à l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier en 2011.
Elle a appris le graphisme en le faisant.
C'est l’architecture qui lui a appris à construire une pensée, à élaborer un concept, et en créer une représentation.
Son approche est, pour chaque projet, de concevoir une image singulière dont la forme participe à la construction du paysage esthétique quotidien.
Si elle peut séduire par son dessin, la forme est dictée avant tout par une idée.
Parfois à la frontière de la lisibilité, son travail tente d’inciter le lecteur à un effort, un temps, à être présent devant les images de notre environnement visuel.
Principaux domaines de conception
identité visuelle, édition, habillage graphique, signalétique et photographie d’architecture.
Les Chevaux:
Darwin et Graal
Les piliers de la compagnie. Etalons frisons. Ils sont arrivés à l’âge de 6 mois, ils ont aujourd’hui 15 ans. Parcours de vie intime, généreux.
Ils furent Claire et Solange dans Les Bonnes, Macbeth et Lady Macbeth dans la pièce de Shakespeare.
Bhima
Etalon portugais. Il est feu, fougue, énergie. Il a du génie. Descendant d’une prestigieuse famille tauromachique portugaise, il a préféré être acteur. Nous devons sa présence parmi nous au bon soin de Mr Louis Valencia.
Tao
Une tonne. Le plus beau. Le plus fort. Le plus généreux. Etalon percheron offert par les haras nationaux... Merci Mr Bernard Morel.
Koko Bottom
Baudet du Poitou. Couvert de dreadlocks, son partenaire et sosie David Mandineau se plait à croire que c’est un grand mâle dominant... en toute simplicité.
Yudishtira
Grande classe, la rolls du Lusitanien, l’étalon noir de l’élevage Ortegon Costa. Il est presque snob. Nous devons sa présence parmi nous aux bons soins de Mr Louis Valencia... Merci
Silence
Jeune étalon frison. Revenu dans nos bagages après nos dernières tournées en Irlande. Il fait partie de la famille grâce à l’entremise de Magrit,
éleveuse qui possède le seul étalon «Preferante» au monde reconnu par les stud books Hollandais. Actuellement préparé par Christine Laloire, écuyère de la compagnie.
Veloz
Jeune étalon arabe. Petit nez busqué, queue en trompette et forte croupe. Il semble avoir les aptitudes d’une balle de ping-pong pour rebondir en cabriole. Actuellement
préparé par Christine Laloire.
Akira et Toshiro
Jeunes étalons portugais à la robe gris cendré. Deux frères comme Darwin et Graal... On leur souhaite une aussi belle carrière. Ils en ont le potentiel. On doit leur présence aux bons soins de Louis Valencia. Merci Monsieur Louis. Actuellement préparés par Christine Laloire.










